Pierre Bourdieu, biografiado

Tras Levinas, Goethe, Claudel y  Rubens, Anne-Marie Lescourret se atreve ahora con Pierre Bourdieu, cuya biografía ha aparecido en marzo en Flammarion (Pierre Bourdieu. Vers une économie du bonheur).

Tenemos ya las primeras reacciones, como la somera de Marc Riglet en Lire, la elogiosa de Éric de Bellefroid en La Libre Belgique, la mesurada de Pierre Bergounioux en Libération y, sobre todo, la demoledora de Didier Eribon en Le Nouvel Observateur. Para este últimol, el libro es enorme (538 páginas), pero su contenido poco interesante, carente como está de consulta de archivos o de entrevistas con quienes le conocieron. Y no hablemos de errores:

“Par exemple quand elle affirme que Lévi-Strauss fut à l’initiative de l’entrée de Bourdieu au Collège de France. En dehors de cette bévue, elle ne nous dit quasiment rien sur cette élection, si ce n’est qu’André Miquel présenta officiellement le candidat. Mais qui l’a soutenu? Elle se contente de rapporter une rumeur selon laquelle il aurait été «élu par les scientifiques». Cela signifie-t-il que Foucault, Vernant, Veyne, Duby, Boulez n’ont pas voté pour lui? Elle ne se pose même pas la question. Plus grave encore, donc, que les platitudes et les inexactitudes, il y a tout ce qui manque. Il existe des correspondances avec Derrida, Althusser, Elias, et tant d’autres, mais elle ne s’en est pas préoccupée. Si bien que cette «biographie», sans recherches et sans intelligence, sans chair et sans âme, reste d’un bout à l’autre dans un rapport d’extériorité totale au personnage complexe et fascinant qu’elle échoue à restituer”.

Sólo un reconocimiento: “Reconnaissons au moins un mérite à ce non-livre: il donne envie de lire une biographie de Bourdieu”.

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