La comunidad científica (y los idiomas)

No sé si les sonara de algo, creo que sí. Un grupo de académicos franceses acaba de enviar una exposición (una petición, más bien) a los responsables de su Evaluación Científica con el significativo título de : “¿Deben los científicos continuar escribiendo en francés?” (o en castellano o en portugués o en catalán o en finés o en cualquier otra que no sea el inglés). Reconocen que la lengua de Shakespeare es la lingua franca, pero exponen tres buenas razones para utilizar la suya propia:

– Puisque la recherche repose essentiellement sur des financements publics, une considération  élémentaire voudrait que les contribuables aient un accès en français à ce qu’ils ont  soutenu par le biais de leurs impôts.

– La deuxième raison concerne l’enseignement. La production de livres de synthèse et de manuels en français est une tâche extrêmement honorable et même nécessaire pour compléter un enseignement dispensé en français. Comment faire aimer une discipline en n’offrant que des livres en anglais qui ne sont en général pas adaptés, ni au niveau, ni aux habitudes que nous avons de structurer nos enseignements ?

– La troisième raison relève de l’apprentissage. Il faut un grand entraînement pour pouvoir s’exprimer dans une autre langue que sa langue maternelle avec le même sens de la nuance, avec la même richesse. Quel meilleur moyen d’accéder à la pensée d’un auteur que de discuter avec lui dans sa propre langue?

 En fin, una llamada de socorro que se envía a  L’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES) con el fin de “montrer que notre communauté scientifique française ou francophone a encore la capacité de penser par elle-même et qu’il ne faut pas rejeter, comme insignifiant, tout ce qui s’écrit en français”.  Sustituyan el término “français” por el que mejor les parezca y extraigan sus propias consecuencias.

 Y eso que son franceses! Porque los demás estamos peor…

Anuncios