Libros franceses en otoño

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«Les humains, à la différence des autres espèces sociales, ne vivent pas seulement en société : ils produisent de la société pour vivre. C’est cela qui les distingue des deux espèces de primates qui descendent avec l’homme du même ancêtre commun, et avec lesquels les humains partagent 98 % de leur patrimoine génétique, les chimpanzés et les bonobos».

 Maurice Godelier presenta así su Au fondement des sociétés humaines. Ce que nous apprend l’anthropologie. (Albin Michel «Bibliothèque Idées», 293 págs., 20 euros), donde retoma la importancia del  imaginario: “l’ensemble des représentations que les humains se sont faites et se font de la nature et de l’origine de l’univers qui les entoure, des êtres qui le peuplent ou sont supposés le peupler, et des humains eux-mêmes pensés dans leurs différences”.  En esta realidad mental desempeña un papel fundamental lo sacrado, esa parte político-religiosa del imaginario.

Lo que ha dicho Libération.

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“C’est bien parce que la perversion est désirable, comme le crime, l’inceste et la démesure, qu’il a fallu la désigner non seulement comme une transgression ou une anomalie, mais aussi comme un discours où s’énoncerait toujours, dans la haine de soi et la fascination pour la mort, la grande malédiction de la jouissance illimitée”.  Así se expresa Elisabeth Roudinesco en su reciente La part obscure de nous-mêmes: une histoire des pervers (Albin Michel, 240 págs., 18 €).

Y así nos lo vende la editorial:

“Où commence la perversion, et qui sont les pervers ? Est réputé tel, depuis l’apparition du mot au Moyen Âge, celui qui jouit du mal et de la destruction de soi ou de l’autre. Mais si l’expérience de la perversion est universelle, chaque époque la considère et la traite à sa façon.

L’histoire des pervers en Occident est ici racontée à travers ses grandes figures emblématiques, depuis l’époque médiévale (Gilles de Rais, les mystiques, les flagellants) jusqu’à nos jours (le nazisme au XXe siècle, les types complémentaires du pédophile et du terroriste aujourd’hui), en passant par le XVIIIe siècle (Sade) et le XIXe (l’enfant masturbateur, l’homosexuel, la femme hystérique).

Notre époque, qui croit de moins en moins à l’émancipation par l’exercice de la liberté humaine, et pas davantage au fait que chacun d’entre nous recèle sa part obscure, feint de supposer que la science nous permettra bientôt d’en finir avec la perversion. Mais qui ne voit qu’en prétendant l’éradiquer, nous prenons le risque de détruire l’idée d’une possible distinction entre le bien et le mal, qui est au fondement même de la civilisation?”

 Lo que ha dicho Le Monde

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 “Ce que l’univers écranique a apporté à l’homme hypermoderne, c’est moins, comme on l’affirme trop souvent, le règne de l’aliénation totale qu’une puissance nouvelle de recul critique, de détachement ironique, de jugement et de désirs esthétiques”.

En L’écran global : Culture-médias et cinéma à l’âge hypermoderne, Gilles Lipovestsky et Jean Serroy hablan de un nuevo fenómeno (otro más): Hypercinéma. Consideran que las imágenes del tiempo hypermoderno no son sinónimas de empobrecimiento del pensamiento, ni de lo  sensible, ni de la estética, pero sí que obligan   a forjar un modelo inédito de inteligibilidad del cine, de las pantallas, y, de modo más profundo, de la cultura en ciernes.

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En La France et ses esclaves : De la colonisation aux abolitions (1620-1848), Frédéric Régent se hace muchas preguntas: “Comment devient-on esclave ? Quelle condition subit-on, pour quelle contribution à la construction de le France (…) ? Comment devient-on français lorsqu’on est esclave ou descendant d’esclave ?, Pourquoi des Français ont-ils été amenés à devenir des esclavagistes ? Pourquoi ont-ils choisi de recourir à la traite négrière ? Comment les notions de Blancs et de Noirs ont-elles été inventées ? Quel bénéfice la France tire-t-elle de l’économie esclavagiste? Quelles sont les limites à l’exploitation des esclaves ? Pourquoi la France rétablit-elle l’esclavage après l’avoir aboli ? Quel rôle jouent respectivement les esclaves et les abolitionnistes dans le processus d’émancipation ?”.

 Y, asimismo, se plantea la complejidad del asunto: “L’historien ne peut pas se contenter d’écrire uniquement la souffrance des 4 millions d’esclaves qui ont vécu dans les colonies du royaume. Il se doit d’expliquer les mécanismes ayant permis à une minorité de colons (…) de dominer une majorité d’esclave”.

 Grasset, 368 págs., 19,50 €.

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Jean-Pierre Rioux ha dirigido un  impresionante Dictionnaire de la France coloniale (Flammarion, 1.000 págs., 59 €). Resumen:

 “Décrire les multiples visages de la France coloniale, telle a été l’ambition de cet ouvrage, qui lui consacre plus de cent vingt entrées et une iconographie abondante. Visages divers dans le temps : dix-sept grandes dates ont été retenues, de 1815 à 1998, depuis l’effritement du premier empire colonial jusqu’à l’accord de Nouméa. Visages divers dans l’espace, car la France coloniale, avec une volonté et une violence inégales en intensité, s’est faite au Maghreb et au Levant, en Afrique et en Asie, dans l’Océan indien et le Pacifique, mais aussi dans les Amériques. Visages incarnés par des hommes, qu’ils fussent des conquérants militaires, des résistants héroïques, des hommes de paix ou d’humbles soldats ; visages magnifiés ou caricaturés par les affiches, le cinéma, la littérature, les manuels… Cette histoire douloureuse et complexe, il est enfin temps de se la réapproprier : parce que le premier devoir de l’historien est celui de l’intelligence active, ce livre voudrait aider la France ex-coloniale à sortir de sa guerre des mémoires et à affronter son passé”.

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